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Calculateur de réseau de résistances

Combine jusqu'à 10 résistances en série ou en parallèle. Schéma SVG en direct, résistance totale, conductance et, en option, courant et puissance à partir d'une tension appliquée.

Rtotal
666.7 Ω
Conductance G
1.5 mS
Formule
  • 1 / Rtotal = 1/R1 + 1/R2 + … + 1/Rn
  • Gtotal = 1 / Rtotal
Parallel resistor networkR1R2R_total = 667 Ω

Comment ça marche

  1. 1

    Choisis série ou parallèle

    Série pour des chaînes à courant commun (échelles de tension, empilements de shunts). Parallèle pour des branches à tension commune (répartir la dissipation, abaisser R sous une valeur normalisée).

  2. 2

    Ajoute chaque résistance et son unité

    Le bouton + accepte jusqu'à 10 résistances. Choisis Ω, kΩ ou MΩ par ligne. Le schéma et le total se mettent à jour pendant la saisie.

  3. 3

    Optionnel : applique une tension pour I et P

    Active l'option tension pour obtenir le courant total I = V / R_total et la dissipation totale P = V² / R_total. Utile pour vérifier qu'un banc parallèle ne dépasse pas sa puissance admissible.

Réseaux de résistances en série et en parallèle

Deux règles couvrent presque tous les réseaux de résistances qu'un ingénieur doit simplifier. En série, les résistances s'ajoutent : R_total = R1 + R2 + … + Rn. En parallèle, ce sont les conductances qui s'ajoutent : 1/R_total = 1/R1 + 1/R2 + … + 1/Rn. Les deux découlent directement des lois de circuits que Gustav Kirchhoff a publiées en 1845. Des résistances en série partagent le même courant, donc leurs chutes de tension se cumulent ; des branches en parallèle partagent la même tension, donc leurs courants s'additionnent. On retrouve ces combinaisons dans les échelles de référence de tension, les diviseurs de capteur, les bancs de shunts en parallèle pour répartir la dissipation, les empilements de pull-up et pull-down sur les bus numériques, ou les réseaux de résistances qui transforment une valeur de précision en un rapport arbitraire. Un résultat plus profond est le théorème de Thévenin (Léon Charles Thévenin, 1883) : tout réseau passif à deux bornes avec résistances et sources se réduit à une seule source de tension en série avec une résistance équivalente. Les règles série-parallèle sont le chemin algorithmique pour y arriver. Le piège classique est le cumul des tolérances : dix résistances à 1 % en série ne donnent pas 0,1 %. Les écarts-types s'additionnent en quadrature, donc il faut compter environ 3,2 % au pire cas ; et si les composants viennent de la même bobine, les dérives sont corrélées, pas moyennées. Préfère des pièces à 0,1 % ou 0,01 % quand le rapport doit tenir en température. Dans les bancs parallèles de puissance, apparie les résistances à 1 % près : la plus chaude tire davantage de courant, chauffe plus et lâche la première en emballement thermique.

Pièges courants

  • Inverser règles série et parallèle. Parallèle : même tension, les courants s'ajoutent. Série : même courant, les tensions s'ajoutent. 10 kΩ et 10 kΩ en parallèle donnent 5 kΩ, en série 20 kΩ. Vérifier la topologie avant de calculer.

  • Penser que l'empilement série améliore la tolérance. Dix résistances 1 % en série ont des écarts-types qui s'additionnent en quadrature, au pire ~3,2 %, pas 0,1 %. Si elles viennent du même rouleau, les dérives sont corrélées et ne se moyennent pas. Prendre 0,1 % ou 0,01 % quand le rapport compte.

  • Oublier la dissipation dans un banc parallèle. Deux 100 Ω 1/4 W en parallèle dissipent chacune 1/4 W ; poser 24 V aux bornes des 50 Ω brûle 11,5 W, bien au-delà des 0,5 W combinés. Des composants dépareillés chauffent davantage que des appariés et lâchent en premier (emballement thermique).

  • Oublier la tenue en tension dans les empilements série. Quatre MELF 200 V pour 800 V ne fonctionnent que si fuites et capacités parasites équilibrent la tension par composant. Les fabricants (Vishay PVC, etc.) proposent des séries haute tension dédiées ; ne pas improviser avec des résistances standards.

  • Choisir le mauvais nœud de référence dans un diviseur. V_out/V_in = R_bas / (R_haut + R_bas), pas R_bas / R_haut. Inverser renverse le rapport.

Questions fréquentes

Quand passe-t-on en série, quand en parallèle ?

La série décrit toute chaîne où le même courant traverse chaque résistance : échelles de pont diviseur, piles de résistances de mesure, une guirlande de LEDs avec un seul limiteur. Le parallèle décrit toute branche où la même tension apparaît aux bornes de chaque résistance : bancs de pull-up, shunts multiples se partageant le courant, une charge composée de plusieurs résistances en parallèle pour répartir la dissipation.

Pourquoi deux résistances égales en parallèle donnent la moitié ?

En parallèle, c'est la conductance (1/R) qui s'additionne. Deux résistances égales fournissent une conductance double ; la résistance totale est son inverse, soit la moitié. Trois égales donnent un tiers, dix égales un dixième. Règle générale : R_total = R / n pour n résistances égales en parallèle.

Quelle précision attendre d'un réseau à 1 % ?

Les tolérances s'additionnent en quadrature, pas linéairement. Dix résistances à 1 % en série donnent un écart-type d'environ 3,2 %, et le pire cas dépasse 10 %. Les composants d'une même bobine sont corrélés : ça aide certains rapports et pénalise d'autres. Pour des diviseurs de précision, investis dans des pièces à 0,1 % ou 0,01 % plutôt que d'empiler des 1 %.

Peut-on mettre deux résistances en parallèle pour doubler la puissance ?

Oui, mais seulement si les valeurs sont proches. Deux 200 Ω, 1/4 W en parallèle donnent 100 Ω à 1/2 W total — mais celle de valeur plus faible tire plus de courant, chauffe plus et dérive plus vite. Un appariement à 1 % maintient la dissipation équilibrée. Pour des shunts de forte intensité, un composant unique mieux noté vaut souvent mieux qu'un banc parallèle.

Que se passe-t-il si une résistance s'ouvre ou se met en court ?

En série, une résistance ouverte rompt la chaîne et le courant disparaît. Un court-circuit sur un élément série retire sa valeur de la somme. En parallèle, une résistance ouverte retire sa branche et le total augmente. Un court sur une branche parallèle met le réseau entier à 0 Ω — la calculatrice le signale comme un court-circuit.

Quel rapport avec les lois de Kirchhoff et le théorème de Thévenin ?

La loi des nœuds de Kirchhoff (somme des courants en un nœud égale à zéro) fournit la règle des conductances en parallèle. La loi des mailles (somme des tensions dans une maille égale à zéro) fournit la règle des résistances en série. Gustav Kirchhoff a publié les deux en 1845. Le théorème de Thévenin (Léon Charles Thévenin, 1883) va plus loin : tout réseau passif se ramène à une source de tension unique en série avec une résistance. Les règles série-parallèle sont le chemin de calcul vers cet équivalent.

Cette calculatrice gère-t-elle les réseaux mixtes série-parallèle ?

Pas directement. Procède par étapes : calcule d'abord la combinaison parallèle d'une sous-branche ici, puis réutilise la valeur dans un calcul série. Pour des topologies plus complexes (pont de Wheatstone, réseau en échelle), l'analyse par mailles ou nœuds traite le circuit entier en une seule passe.

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